Ils sont 3 sur scène. 3 presque adolescents, plus vrais que nature.
Il y a Maria qui peine à définir qui elle est, même en plusieurs langues. Elle fait sa drama-queen tout en rêvant d’obtenir des réponses à ses multiples questions. Mais lorsqu’elle chante, elle donne une définition magique d’elle-même.
Il y a Marco qui slame, court et bondit, mais reste obsédé par la nourriture (de préférence grasse). A quoi sert de connaitre la racine carrée de 1023 ? demande Marco. ET tant d’autres questions pour des réponses si difficiles à trouver.
Il y a Thomas et son skate. Il cite Spinoza ou bouillonne intérieurement. Alors il danse et sa colère est magnifiée par le mouvement et se transforme en bonheur.
Laurance Henry les met en scène sous de multiples facettes : celles du doute, de la quête d’identité, du questionnement, du jeu, du repli sur soi… C’est cependant joyeux car la danse est omniprésente. Elle leur permet de se révéler dans toute leur beauté et leur énergie. Ici c’est le corps qui dit, plutôt que les mots. Un bel hommage à l’adolescence qui n’a pas manqué de faire réagir tous les élèves de 3e du collège Kerzourat, qui ont participé à ce moment de légèreté empreinte de profondeur.
Photo tirée du site AK Entrepôt, https://akentrepot.fr/ce-que-je-veux-dire/. Consulté le 05 février 2026.
